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samedi 25 novembre 2023

Gouvernance d'Entreprises et Ethique des Affaires

PLAN DE PRESENTATION INTRODUCTION GENERALE PARTIE 1 : 

PRESENTATION DE L’OBJECTIF DE L’ATELIER ET DE LA PROBLEMATIQUE 

 SECTION 1 : Présentation de l’objectif de l’atelier  

Cet atelier a pour objectif de mener une profonde réflexion sur la présentation et l’explication du concept éthique et sa relation avec la gouvernance. 

 SECTION 2 : Présentation de la problématique Tirée du mot grec "ethos" qui signifie "manière de vivre", l'éthique est une branche de la philosophie qui s'intéresse aux comportements humains et, plus précisément, à la conduite des individus en société, tandis que la bonne gouvernance est un concept universel faisant, avant tout, référence au processus par lequel les institutions publiques conduisent des affaires publiques, gèrent des ressources publiques et garantissent la réalisation des droits de l'homme. En effet, la problématique soumise à notre réflexion est de faire la présentation et l’explication du concept éthique et sa relation avec la gouvernance.  

PARTIE 2 : REVUE DOCUMENTAIRE  

L’exploitation du thème "le concept éthique et sa relation avec la gouvernance" trouve ses sources dans l’œuvre de Mr ALEXIS DE TOCQUEVILLE intitulée (la démocratie en Amérique), la revue documentaire des écoles classique de management et le RNG (référentiel national de gouvernance). 

PARTIE 3 : TRAITEMENT DE LA PROBLEMATIQUE  

SECTION 1 : PRESENTATION ET EXPLICATION DU CONCEPT ETHIQUE  

SECTION 2 : RELATION DE L’ETHIQUE AVEC LA GOUVERNANCE INTRODUCTION GENERALE 

Mr Alexis de Tocqueville remarque dans la marche du monde l'existence de la passion de l’égalité laquelle animerait les individus à vouloir améliorer leur condition. Et ceci est à l'origine des bouleversements politiques. Ainsi, la passion de l’égalité amène une société à l’égalité des conditions c'est à dire l’égalité juridique et sociale. C'est les raisons sans doute d’une remise en cause des théories classiques du management et ses différentes méthodes. Avec la mondialisation, les enjeux et défis requièrent un mode de gouvernance basé sur l’éthique la responsabilité.  

TRAITEMENT DE LA PROBLEMATIQUE  

PARTIE I : TRAITEMENT DE LA PROBLEMATIQUE 

Les révolutions industrielles ont inspiré les théories classiques du ménagement et l'origine de leurs méthodes. Cependant, elles peuvent être décomposées en trois phases : 

- La première phase est celle de l'extraction du charbon et l’utilisation de la machine à vapeur. Elle débute à la fin du 18e siècle . 

- La deuxième phase , coïncidant avec l' utilisation de l'électricité et du pétrole, débute à la fin du 19 siècle début 20e siècle. 

- Enfin, la troisième Phase du développement de l' énergie nucléaire, de l' informatique, et de nouveaux moyens de communications tel que l' internet etc., correspond aux années 1970 à 2000. 

Les révolutions industrielles ont déclenché un essor vertigineux à la production industrielle rationnelle de masse grâce au développement du concept de l'organisation scientifique du travail par Taylor (rationalisation et standardisation de chaque tâche). Notons, aussi, d’autres personnalités comme le Français Henry Fayol, Max Weber et Ford qui ont participé de manière substantielle à l’évolution du ménagement.  

PARTI II : TRAITEMENT DE LA PROBLEMATIQUE 

La bonne gouvernance est définie, par la norme iso 37000 centrée sur l’humain, comme étant un système par lequel un organisme est dirigé, supervisé, tenu responsable de sa finalité définie comme étant éthique et responsable. L'Ethique fait partie des sept principes de la responsabilité sociétale d' entreprise qui servent de socle à la bonne gouvernance qui est un principe universel centré sur l' humain et basé sur des valeurs telles que l' Éthique , la redevabilité, la transparence et le principe de la légalité. La gouvernance citoyenne responsable se base sur des principe et des valeurs acceptées et mis en œuvre de façon probante pour le développement durable d' un organisme ; Un engagement éthique et une responsabilité sociétale. L'engagement éthique des organismes est l' incarnation au quotidien de l' expression des valeurs reposant sur les engagements de l' organisme, de son personnel et de sa direction.  

PARTIE III : TRAITEMENT DE LA PROBLEMATIQUE  

SECTION I : REFERENTIEL NATIONAL DE GOUVERNANCE ENJEUX ET DEFIS DE LA MONDIALISATION POUR LE RNG 

Dans le cadre des contextes de la mondialisation nous vous présentons ci-dessous le référentiel national de gouvernance (RNG. La croissance tentaculaire des multinationales qui cherchent à profiter des vides juridiques pour maximaliser leurs profits (paradis fiscaux, dumping social, une négligence accrue des risques environnementaux ainsi qu'une exploitation scandaleuse des travailleurs les moins protégés réveillent sur le plan social la prise de conscience des consommateurs et surtout de la société civile qui mène un combat farouche à l'impunité des multinationales et appellent la France et l'Union européenne à soutenir le traité des nations unis sur le respect des droits humains pour les entreprises multinationales. On constate que les marchés financiers sont dominés par la spéculation face au recul du rôle de l' état et on note l' aggravation des fractures économiques et sociales avec une évasion fiscale internationale. 

Sans compter l' apparition de problèmes globaux tels que pollution des océans et des mers réchauffement de la planète, la raréfaction des ressources en eau, la déforestation et désertification. La société civile est aujourd'hui beaucoup moins tolérante à l' égard des gestionnaires coupables de crimes financier commis. Depuis 1980 aux états Unis et ailleurs les peines sont devenues plus sévères pour les hauts dirigeants et les entreprises reconnues coupables de crimes financiers ou de pollution sévères. 

Le développement durable se traduit par un engagement que prend une organisation qui tente de rechercher un équilibre optimal entre trois objectifs permanents et indissociables que sont les performances économiques, le progrès social et la protection de l' environnement. Rapport Bruntland en 1987 sur le développement durable est un développement qui répond aux besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Nous allons vous proposer le référentiel national de gouvernance basé sur l' éthique, des valeurs et des exigences: 

 SECTION II REFERENTIEL NATIONAL DE LA GOUVERNANCE(RNG) 

L'enjeux du RNG c'est de mettre en place un cadre structurant et objectif de pratique de gouvernance, d'éthique et de prévention de la corruption pour les organismes publics ,privés et pour tous types d'organisation: 

CADRE DU RNG 

Le cadre du RNG comprend: - Une note d'orientation du plan stratégique de développement 2016-2020. 

- Des orientations stratégiques du pays relatives à la gouvernance et à la prévention de la corruption (open Gov). - Une charte éthique de l'agent public (Décret 4030-2014 en date du 3 octobre 2014 et l'ensemble des textes réglementaires juridiques en vigueur.

- Guide de la gouvernance et d’intégrité pour les entreprises publiques nationales((IACE/PNUD),2014 - Une convention des Nations unis contre la corruption. 

- Les lignes directrices et les recommandations de l’OCDE pour lutter contre la corruption. Ainsi que toutes les normes relatives aux différents concepts de la bonne gouvernance et aux management responsable.  

SECTION III REFERENTIEL NATIONAL DE GOUVERNANCE  

L'évaluation de conformité aux exigences du présent référentiel s'effectue sur la base de 3 niveaux : Niveau 1: engagement à la gouvernance Niveau 2: mise en œuvre de la gouvernance Niveau 3: Gouvernance intégrée. La nomenclature de ces trois niveaux d' engagement exige 7 chapitres suivant obligatoires à traiter: 

 1) Leadership 

2) Prevention de la corruption 

3) Protection de l' environnement 

4) Relation durable avec les parties prenantes internes et externes. 

5) Intégration auprès des communautés et développement régional. 

6 et 7) exigences du système. 

Le premier chapitre appelé leadership correspond à la PLANIFICATION LA MISE EN ŒUVRE constitue les chapitres 2,3,4,5. 

LE CONTRÔLE et L'AMÉLIORATION pour les chapitres 6 et 7. 

Le RNG est un système de bonne gouvernance basé sur des valeurs adopte la marche constante de la roue de Deming ( plan ,do, check, act) pour une performance globale.  

CONCLUSION GENERALE 

Le rapport de Brundtland en 1987 sur le développement durable, ayant pour objet d’attirer l'attention des décideurs internationaux en vue de la protection de l'environnement et la mise en garde sur l' utilisation abusive des ressources tel que la déforestation ,pollutions des mers et fleuves, tout en alertant sur l’utilisation des ressources fossiles sans énergies de substitution, risquerait de ne rien léguer à la génération future. 

Avec la mondialisation, les modes de production sont diversifiés et entraine plusieurs méfaits tels que : la concurrence déloyale, des contrefaçons, de la publicité mensongère et de la corruption. Les Enjeux et les défis de la mondialisation ont poussé les décideurs internationaux à mettre en place un système de gouvernance basé sur l'éthique, les valeurs, sur la transparence et la responsabilité : La bonne gouvernance et le ménagement responsable. 

Toutefois, il faut aussi reconnaître des limites à ce système de gouvernance. Mr Alexis Tocqueville a été émerveillé par deux concepts, socles de la démocratie Américaine : 

La liberté et l’égalité. Cependant, si la liberté reste intacte, aujourd'hui on peut, sans risque d’être démenti, dire que le concept égalité a subi des transformations de plein fouet (l’iniquité), sur la même veine elle doit être remplacé par l’équité et mieux même par l’inclusion pour illustrer le principe de la variabilité des concepts, c’est-à-dire qu’ils s'altèrent et s'effritent au gré du temps.

mercredi 11 février 2009

La securité alimentaire

1. Le système de sécurité alimentaire européen : une responsabilité partagée
Le style de vie contemporain est fort éloigné de ce qui se faisait par le passé. Pressé par le temps, l'augmentation du nombre de personnes célibataires, de familles monoparentales et de femmes qui travaillent, a conduit à des changements profonds dans la préparation des aliments et des habitudes de consommation. Un résultat positif de ce changement de mentalité a trait aux avancées technologiques rapides réalisées dans l’industrie alimentaire pour assurer la sécurité et l’intégrité des aliments. Malgré ces progrès, la contamination des aliments n’a pas disparue et se propage soit naturellement, soit accidentellement via des contaminants ou des mauvaises pratiques de fabrication.

Finalement, la qualité et la sécurité d’un aliment dépendent des efforts fournis par chaque acteur de la chaîne alimentaire, de l’agriculteur au consommateur. Comme le disaient récemment l’UE et l’OMS, « la sécurité alimentaire est l’affaire de tous, de la fourche à la fourchette ».

Maintenir la qualité et la sécurité tout au long de la chaîne alimentaire requiert aussi bien des procédures pour veiller à l’intégrité de l’aliment et des méthodes de surveillance pour s’assurer que ces procédures sont bien mises en oeuvre.

1.1. Le cadre légal européen
La politique de sécurité alimentaire de l’UE englobe les chaînes alimentaires humaines et animales. Elle fournit une vaste législation et décrit la responsabilité des producteurs et des fournisseurs dans le maintien de la qualité de l’alimentation. Les règlements de l'UE comptent parmi les plus sévères dans le monde.

La législation européenne à été complètement révisée ,vers la fin des années 90, pour la rendre plus scientifique et transparente. En 1997, un nouveau conseil scientifique européen a été établi. Huit nouveaux comités scientifiques ont été à un comité scientifique de direction. L’agence européenne pour la sécurité de la chaîne alimentaire (EFSA) a vu, quant à elle, le jour en 2002. L’EFSA est un organisme indépendant qui travaille en étroite collaboration avec de nombreuses agences scientifiques et institutions des états membres de l’UE. Elle fournit, en toute indépendance, des conseils scientifiques sur toutes les matières ayant un rapport direct ou indirect avec la sécurité alimentaire. Elle couvre tous les niveaux de la production alimentaire, de la production primaire à la livraison au consommateur. L’EFSA prend également en charge l’évaluation des risques au sein des la chaîne alimentaire et l’évaluation scientifique de toutes les matières en rapport avec l’alimentation, que ce soit aussi bien la santé et le bien-être animal que la santé végétale.

1.2. Agriculture et transport
La qualité des matières premières est vitale pour assurer la sécurité et la qualité du produit final. Par conséquent, une approche systématique est nécessaire, de la fourche à la fourchette, pour éviter les contaminations des denrées alimentaires et identifier les dangers potentiels.

Après la récolte ou l’élevage, le produit alimentaire est dirigé vers l’industrie alimentaire. Cette étape de la chaîne alimentaire est couverte par une législation décrivant les standards de qualité :


La législation de l’UE sur l’hygiène et la sécurité alimentaire s’applique au transport et au stockage.
Les normes de l’International Standards Organisation (ISO) contiennent un chapitre relatif au stockage et à la livraison des produits alimentaires.
Le Codex Alimentarius, établi en 1962 par l’OMS et la FAO, prend en compte les problèmes de transport et de stockage dans toutes les recommandations sur la conservation des aliments.

Pour en savoir plus sur l’agriculture.

1.3. L’industrie alimentaire
C'est la responsabilité de l'industrie alimentaire de rencontrer les attentes des consommateurs en matière sécurité alimentaire et de satisfaire aux exigences légales en la matière.

Les industriels utilisent des systèmes de contrôle qualité pour assurer la qualité et la sécurité des produits qu’ils fabriquent. Les trois systèmes clés employés sont :


Le Guide de Bonnes Pratiques (GBP).
Celui-ci détaille les conditions et les procédures de fabrication qui, avec l’expérience, ont prouvées être les meilleures pour la sécurité et la qualité de la production.
L’analyse des dangers et des points critiques de contrôle (HACCP pour Hazard Analysis Critical Control Points).
Alors que les programmes d’assurance-qualité classiques se focalisent sur les problèmes identifiés dans le produit fini, la méthode HACCP est une technique proactive qui identifie les problèmes potentiels et les contrôle durant tout le processus de production.
Les standards d’assurance-qualité.
L’adhérence aux standards établis par l’International Standards Organisation (ISO 9000) et l’European Standard (ES 29000) assure que les processus industriels, les collectivités et toutes les industries qui gravitent autour de la chaîne alimentaire se conforment à des procédures bien documentées et bien établies. L’efficacité de ces programmes est révisée régulièrement par des experts indépendants.

Ces systèmes de contrôle-qualité employés dans l’industrie alimentaire impliquent aussi que les fournisseurs (les fermiers et les grossistes en matières premières), les transporteurs, les grossistes et les détaillants atteignent le même niveau de qualité.

Du producteur au consommateur : protection de l’aliment au travers de l’emballage

Une fois que le produit est fabriqué, l'emballage alimentaire assure que l'aliment atteindra le consommateur dans les conditions optimales. L'emballage préserve l'intégrité, la sécurité et la qualité des produits alimentaires au cours du transport, du stockage chez les grossistes, du stockage dans les magasins et à la maison. Il aide à maximiser la durée de vie d'un produit en portant cette information importante sur l'étiquette. De plus, les codes-barres présents sur l'emballage renseignent la date et le lieu de fabrication, ce qui permet au fabricant, au transporteur et au détaillant de conserver une trace des produits pour contrôler l’inventaire des stocks et identifier les dangers potentiels.

1.4. Le rôle des consommateurs dans les conseils de sécurité
Le consommateur est le maillon final de la chaîne alimentaire. Un aliment de qualité vendu comme tel doit être manipulé convenablement à la maison pour éviter les contaminations. Un certain nombre de mesures peuvent être prises afin de s’assurer que manger demeure une expérience agréable et qu’elle n’est pas gâchée par le risque de tomber malade ou par la peur..

Achat et transport


Toujours vérifier la date limite de consommation sur l’emballage.
Ne pas acheter des produits destinés au réfrigérateur ou au congélateur qui n’ont pas été conservés dans des conditions optimales.
Ramener rapidement à la maison les aliments qui nécessitent une réfrigération et les placer immédiatement au frigo ou au congélateur. Vérifier les conditions de congélation. Une fois dégelés, ne pas les recongeler.
S’assurer que l’emballage de l’aliment n’est pas endommagé. Eviter les boîtes de conserve bosselées et gonflées, les emballages déchirés ou déformés et les cachets de sécurité endommagés.

Le stockage


Eviter tout contact entre le cru et le cuit. Ceci réduit le risque de contamination croisée (des bactéries passant d’un aliment à un autre). Placer les viandes crues, la volaille et le poisson dans le bas du réfrigérateur et les aliments cuits à des niveaux supérieurs. Ne pas mettre d’aliments chauds au réfrigérateur pour ne pas en augmenter la température. Envelopper les aliments ou les stocker dans un contenant dans le réfrigérateur. Jeter les aliments qui ont l’air mauvais, qui goûtent ou qui sentent mauvais.

Stocker les aliments en boîte dans un endroit propre, froid et sec.
Préparation des aliments


Toujours se laver les mains à l’eau chaude avec du savon, avant et après avoir préparé les aliments. Couvrir toutes les plaies ou coupures avec des pansements étanches.
Garder propres toutes les surfaces de travail en les nettoyant à l’eau savonneuse et au désinfectant pour empêcher les contaminations croisées.
Laver les ustensiles de cuisine utilisés dans la préparation. Un couteau employé pour couper des aliments crus est porteur de bactéries qui peuvent se transférer à d’autres aliments. Utiliser des ustensiles différents pour les aliments crus et cuits.
Laver abondamment les fruits et légumes cuits avant de les manger et les préparer.
Décongeler les aliments au réfrigérateur et les cuire immédiatement.
Ne pas laisser des aliments crus ou cuits plus longtemps que nécessaire à température ambiante, en tout cas jamais plus de deux heures.
Refroidir les aliments cuits aussi vite que possible et ensuite les réfrigérer. Cela ralentit la croissance bactérienne, qui se manifeste entre 10 et 60°C (la zone à risque). Réchauffer suffisamment les aliments cuits pour tuer toutes les bactéries qui ont pu se développer au cours du stockage.
Jouer la sécurité. En cas de doute, mieux vaut jeter que de risquer une intoxication alimentaire.
Toujours suivre les instructions du fabricant.
2. Les défis de la sécurité alimentaire
La probabilité qu’un aliment soit contaminé par une substance chimique ou un microorganisme débute dès sa récolte et persiste jusqu’au moment où il est consommé. En général, les risques pour la sécurité alimentaire se divisent en deux grandes catégories :


La contamination microbiologique (i.e. : bactéries, champignons, virus ou parasites). Cette catégorie comprend la plupart des cas de symptômes aigus.
Les contaminants chimiques, comprenant les produits chimiques de l’environnement, les résidus d’antibiotiques, les métaux lourds ou tout autre résidu accidentellement introduit dans la chaîne alimentaire au cours de la récolte, de l’élevage, du processus industriel, du chargement ou de l’emballage.

Le fait qu’un contaminant expose à un danger ou non dépend de plusieurs facteurs tels que l’absorption et la toxicité de la substance, le taux de contamination de l’aliment, la quantité d’aliment contaminé consommée et la durée d’exposition. De plus, la sensibilité individuelle varie et d’autres facteurs, comme l’alimentation, peuvent avoir un impact sur les conséquences toxiques de la contamination. Un autre facteur qui complique encore la donne est que la plupart des études de toxicité extrapolent à l’homme des résultats observés chez l’animal, si bien que l’on ne sait jamais réellement avec certitude si les substances vont exercer le même effet chez l’homme.

2.1. Les contaminations microbiologiques
Les principales intoxications alimentaires sont d’origine microbiologique. Les bactéries sont ubiquistes et peuvent entrer dans la chaîne alimentaire à tous les niveaux, de la fourche à la fourchette. Les systèmes de contrôle qualité sont construits pour minimiser le risque de contamination bactérienne. Cependant, étant donné que les aliments ne sont pas stériles, s’ils ne sont pas bien manipulés, une contamination peut se produire.

Le tableau ci-dessous reprend une liste des microorganismes les plus souvent incriminés dans les intoxications alimentaires, ainsi que des exemples d’aliments dans lesquels on les retrouve régulièrement.



CAUSE
ALIMENTS LES PLUS SOUVENT ASSOCIES AVEC LE PROBLEME
BACTERIES
Bacillus cereus Riz cuit réchauffé, viandes cuites, puddings à base de féculents, légumes et poisson. Une mauvaise manipulation après la cuisson est une cause fréquente de contamination à B. cereus.
Clostridium perfringens Les aliments réchauffés, incluant les restes de buffets, la viande et la volaille, les légumineuses, les sauces, les ragoûts et les soupes.
Clostridium botulinum Boîtes de conserve artisanales (légumes, poisson, viande et volaille).
Escherichia coli (E.coli) Salades et légumes crus, viande insuffisamment cuite, lait non pasteurisé, fromage.
Campylobacter jejuni Lait cru, volaille.
Listeria monocytogenes Lait non pasteurisé et laitages tels les fromages à pâte molle, viande crue, volaille, fruits de mer, légumes, pâté, viande et poisson fumé, salade de chou cru.
Salmonella enteritidis Volaille insuffisamment cuite, viande, coquillages, salades, oeufs et produits laitiers.
Staphylococcus aureus Jambon, volaille, oeufs, crème glacée, fromages, salades, crème anglaise et pâtisseries à base de crème, sauce. Une mauvaise manipulation après la cuisson et une mauvaise hygiène sont des causes fréquentes de contamination.
Vibrio parahaemolyticus et autres Vibrio marins Poisson cru et insuffisamment cuit, coquillages.
PARASITES
Trichinella spiralis Viande de porc insuffisamment cuite.
Toxoplasma gondii Viande insuffisamment cuite, volaille et lait cru.
VIRUS
Hépatite A Coquillages, fruits et légumes crus sont les causes fréquentes d’hépatite A. Celle-ci peut également se transmettre en cas de mauvaise manipulation de l’aliment.

2.2 Mycotoxines
Les mycotoxines sont des toxines produites par certains champignons ou levures qui poussent sur des aliments tels que les cacahuètes, le maïs, le soja, les céréales, les noix, les aliments pour animaux, les fruits secs et les épices. Les toxines sont synthétisées lors de la croissance de la plante ou se développent plus tard, lors de mauvaises conditions de stockage ou de manipulation. Les mycotoxines peuvent aussi entrer dans la chaîne alimentaire via la viande ou d’autres produits animaux tels que les œufs, le lait et le fromage en raison de la contamination de l’alimentation de l’animal.

Les effets réels qu’elles ont sur la santé dépendent de la quantité et du type de mycotoxine ingérée. A titre d’exemple, un apport continu d’aflatoxine serait associé à un plus grand risque de cancer du foie chez les personnes porteuses d’une hépatite B. D’autres mycotoxines ont aussi été raccrochées à des dommages rénaux et hépatiques.

Des procédures prudentes de surveillance et des conditions de stockage adéquates sont importantes pour prévenir le développement des mycotoxines. En terme de protection du consommateur, les organisations nationales et internationales évaluent en permanence le risque posé par les mycotoxines chez l’homme.

2.3. Les pesticides
Une des principales priorités pour les agriculteurs est d’assurer que leurs produits, qu’ils soient d’origine végétale ou animale, sont élaborés de manière sûre. Afin d’atteindre cet objectif, ils sont assistés par une grande variété de services consultatifs donnant des informations sur l’utilisation correcte des fertilisants, des pesticides et autres produits employés dans l’agriculture.

Les produits chimiques tels que les pesticides ou les médicaments à destination animale font l’objet d’une législation stricte. Ils subissent des procédures d’évaluation très rigides avant d’être approuvés par les autorités européennes ou nationales. Ces tests doivent prouver que le produit, à la dose d’emploi supposée :

A un intérêt réel et visera l’objectif déterminé
N’aura pas d’effets secondaires négatifs chez l’homme, soit pour l’usage direct à la ferme, soit via les résidus qui peuvent demeurer dans l’aliment
N’aura pas de répercussions sur l’environnement
Plus de 800 pesticides sont actuellement autorisés en Europe. La procédure d’approbation d’un nouveau produit est très complexe. Elle requiert beaucoup d’études de toxicité et d’efficacité avant de pouvoir réaliser de véritables tests sur le terrain. Elle inclut aussi des tests sur la dégradation du produit et ses dérivés au sein des plantes et de l’environnement. Un produit doit apporter un bénéfice pour la plante ou l’animal sans avoir d’effets négatifs sur d’autres espèces et ne devrait pas laisser de résidus toxiques dans la plante, l’animal, le sol ou l’eau. Pour en savoir plus sur les pesticides.

2.4. Les antibiotiques et les promoteurs de croissance
L’emploi d’antibiotiques et d’hormones de croissance dans le bétail est un sujet controversé depuis plusieurs années. L’emploi d’antibiotiques chez le bétail est essentiel pour prévenir la dissémination et les effets dévastateurs de maladies au sein du troupeau. Dans certains cas, les antibiotiques ont été ajoutés à la nourriture pour promouvoir la croissance. Il a été démontré que de faibles quantités de résidus de médicaments peuvent s’immiscer au sein du tissu adipeux, des reins et du foie des animaux, sans toutefois que l’on puisse prouver que cela comporte un risque pour la santé humaine.

L’emploi des antibiotiques chez le bétail est aussi suspecté comme l’une des causes de l’émergence de résistance aux antibiotiques de certaines bactéries, bien que la véritable cause est probablement le manque de contrôle sur l’usage des médicaments chez l’homme. Cela induit alors chez l’homme le développement de maladies intraitables via les antibiotiques traditionnels. En mars 2002, l’UE a proposé que l’emploi des antibiotiques en tant que promoteurs de croissance soit interdit progressivement d’ici à 2006.

Des hormones ont également été administrées au bétail pour accélérer la croissance et augmenter la production de lait chez la vache. L’UE a banni l’emploi d’hormones de croissance chez le bétail en 1988. Cependant, cette pratique persiste encore aux USA, au Canada et en Australie. Le sujet demeure donc encore controversé, particulièrement en termes de commerce international.

2.5. La pollution industrielle
2.5.1. Les dioxines
Les dioxines sont les dérivés de l’incinération (bois, pneus…) et de la production de certains produits chimiques industriels. Les dioxines sont des contaminants qui perdurent dans l’environnement pendant plusieurs années et on peut trouver leur trace aussi bien sur que dans les aliments. Pour le poisson, la principale cause de contamination à la dioxine est la pollution marine, tandis que les autres animaux sont surtout exposés à la dioxine par l’air. Les dioxines se déposent sur les plantes et la nourriture, qui sont mangées par les animaux. Elles se concentrent essentiellement au sein du tissu adipeux du bétail et du poisson. Plus de 90% de l’exposition humaine s’effectue via les aliments, dont 80 % via les aliments d’origine animale.

Malgré des incidents ponctuels, (1999, en Belgique), les données disponibles montrent que l’exposition à la dioxine au sein de l’UE a diminué ces dix dernières années. La politique actuelle de l’UE est de réduire plus encore les taux de contamination aux dioxines dans l’environnement, l’alimentation animale et l’alimentation humaine afin d’assurer un niveau de protection maximal de la population. Etant donné que les effets carcinogènes des dioxines ne se manifestent qu’à partir d’un certain seuil de contamination, l’objectif est de réduire les taux de contamination dans les produits et l’exposition humaine d’environ 25 % d’ici à 2006.

2.5.2. Les métaux lourds
D’autres polluants industriels contaminent notre alimentation. Il s’agit des métaux lourds : le mercure, le plomb et le cadmium. Le poisson est particulièrement vulnérable à la pollution aux métaux lourds, en raison de contaminations via les décharges industrielles ou des naufrages accidentels. Des rapports récents révélant des taux élevés de mercure chez l’espadon ont amené certaines autorités européennes à déconseiller la consommation de ce poisson chez la femme enceinte ou allaitante et chez l’enfant. Une consommation occasionnelle chez les autres consommateurs ne devrait pas poser de problèmes, à condition qu’elle soit limitée à une fois par semaine. L’industrie de la pêche a répondu en pêchant plus de petits poissons des grandes profondeurs, qui ne sont probablement que peu contaminés par les métaux lourds. L’UE dispose de normes alimentaires pour le mercure et les autres métaux lourds et les taux sont suivis régulièrement.

.6. L2’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)
L’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), communément appelée “maladie de la vache folle”, est une maladie cérébrale mortelle qui affecte le bétail. Le nom de la maladie est tiré de l’aspect d’éponge du cerveau une fois que la maladie se déclare chez l’animal. Il existe différentes théories sur les causes de l’ESB aussi bien que sur l’agent de la maladie. Selon l’une d’entre elles, l’agent consiste en des « prions infectants ». Le « prion » est en fait un nom générique pour plusieurs protéines trouvées majoritairement dans le cerveau, mais aussi au sein d’autres tissus chez l’homme et l’animal. Les prions infectants sont des prions anormaux capables d’interagir avec les prions normaux dans les tissus animaux et d’induire en conséquence leur conversion en prions infectants, principalement dans le cerveau et le système nerveux central. D’autres facteurs sont peut-être impliqués et d’intenses recherches sont actuellement en cours dans le domaine.

La voie de transmission de l’ESB n’est pas encore démontrée. Cependant, on pense que le bétail peut être infecté via une nourriture obtenue à partir de carcasses d’animaux malades. D’autres voies ne sont cependant pas encore exclues.

Bien qu’aucun lien causal n’ait été formellement établi entre l’ingestion de matériel infecté par l’ESM et la variante de la maladie de Creutzfeld-Jakob (vCJD), seules les personnes qui ont mangé du matériel à risque sont supposées être à risque de développer la vCJD. Les matériaux à risque incluent le système nerveux central (cerveau, moelle épinière), les yeux et une partie du gros intestin. L’ESB n’a pas encore été détectée dans le muscle (la viande) ou le lait et les experts de l’OMS et de l’UE estiment que ces aliments sont sûrs.

Une législation stricte sur l’alimentation animale, l’expérimentation, l’abattage, l’âge de l’animal à l’abattage et les matériaux à risque est en place. L’incidence de l’ESB dans le bétail anglais, bien que toujours préoccupante, a diminué significativement ces dernières années et les cas d’ESB demeurent faibles dans les principaux pays d’Europe. Le risque de contracter la vCJD est maintenant considéré comme très faible. Pour en savoir plus sur l’ESB.

3. Conclusions
La sécurité alimentaire n’est assurée que si la responsabilité est partagée par tous les acteurs de la chaîne alimentaire, du professionnel au consommateur. Tout au long de la chaîne alimentaire, de nombreuses procédures et mécanismes de contrôle sont implémentées pour garantir que l’aliment qui vient à la table du consommateur est propre à la consommation et que les risques de contamination sont minimisés. Cependant, il faut être conscient que le risque zéro n’existe pas et que la législation et les systèmes de contrôle ne peuvent pas nous protéger entièrement contre les personnes qui ont des intentions criminelles.

La meilleure façon de garantir la sécurité alimentaire est d’être bien informé sur les principes de base de la production alimentaire et de l’hygiène à la maison

dimanche 1 février 2009

Les turpitudes de l'agriculture européenne


[Lettre AUTHENTIQUE reçue par le Commissaire européen à l'Agriculture]
Monsieur le commissaire de l'Agriculture,

Mon ami Robert, habitant la Bretagne, a reçu un chèque de 500.000 FF de la part du gouvernement, pour ne pas élever de cochons cette année. C'est pourquoi je pense rentrer dans le programme de non-élevage de cochons l'année prochaine.
Ce que j'aimerais savoir, c'est quelle est la meilleure ferme possible pour ne pas élever de cochons et quelle est la meilleure race de cochons à ne pas élever.
Je préférerais ne pas élever de sangliers, mais si ce n'est pas une bonne race à ne pas élever, je serais tout aussi content de ne pas élever de Landrace ou de Large White.Le travail le plus dur dans ce programme semble alors de tenir un inventaire précis du nombre de cochons que l'on n'a pas élevés. Mon ami Robert est très confiant quant à l'avenir de son affaire. Il a élevé des cochons pendant plus de 20 ans, et le mieux qu'il ait pu gagner, c'est 200.000 F en 1978; jusqu'à cette année lorsqu'il reçut un chèque de 500.000 F pour ne pas élever de cochons.
Si je peux recevoir un chèque de 500.000 FF pour ne pas élever 50 cochons, alors, est-ce que je recevrai 1.000.000 FF pour ne pas élever 100 cochons, etc.?
Je me propose de commencer à un petit niveau pour aller ensuite jusqu'à ne pas élever 4000 cochons; ce qui signifie que je recevrai un chèque de 4.000.000 FF et je pourrai ainsi investir dans un yacht.
Maintenant, une autre chose est que ces 4000 cochons que je n'élèverai pas ne mangeront pas les 100 000 seaux de maïs qui leur étaient destinés.. Dois-je alors comprendre que vous allez payer les agriculteurs pour ne pas produire le maïs? En somme, est-ce que vous me donnerez quelque chose pour ne pas produire les 100 000 seaux de maïs qui ne nourriront pas les 4000 cochons que je n'élèverai pas ?
Je désire d'autre part commencer le plus tôt possible, puisqu'il semble que cette période de l'année soit propice au non-élevage des cochons.

Très sincèrement, X.

PS : Puis-je élever 10 ou 12 cochons, même si je suis impliqué dans le programme, juste pour avoir un peu de jambon à donner à ma famille ?